J.O
n° 232 du 6 octobre 2001 page 15757
Textes
généraux
Ministère
de l’agriculture et de la pêche
Décret
no 2001-913 du 5 octobre 2001 relatif à l’identification et à l’amélioration
génétique des équidés et modifiant le décret no 76-352 du 15 avril 1976 fixant
les modalités d’application aux équidés de la loi no 66-1005 du 28 décembre
1966 sur l’élevage
NOR:
AGRR0000036D
Le Premier
ministre,
Sur
le rapport du ministre de l’agriculture et de la pêche,
Vu la
directive du Conseil no 90/426/CEE du 26 juin 1990 modifiée relative aux contrôles
vétérinaires et zootechniques applicables dans les échanges intracommunautaires
de certains animaux vivants et produits dans la perspective de la réalisation
du marché intérieur ;
Vu la
directive du Conseil no 90/427/CEE du 26 juin 1990 relative aux conditions
zootechniques et généalogiques régissant les échanges intracommunautaires
d’équidés ;
Vu la
décision de la Commission no 93/623/CEE du 20 octobre 1993 établissant le
document d’identification (passeport) accompagnant les équidés enregistrés,
modifiée par la décision no 2000/68/CE de la Commission du 22 décembre 1999
;
Vu le
code pénal, notamment son article R. 610-1 ;
Vu le
code rural, notamment ses articles L. 214-9, L. 231-2, L. 234-1 et suivants
et son livre VI ;
Vu la
loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et
aux libertés ;
Vu le
décret no 76-351 du 15 avril 1976 rendant applicables aux équidés les articles
2, 3, 7, 10-1, 10-2, 10-3 et 16 de la loi no 66-1005 du 28 décembre 1966 sur
l’élevage, complétée par la loi no 72-1030 du 15 novembre 1972 ;
Vu le
décret no 76-352 du 15 avril 1976 fixant les modalités d’application aux équidés
de la loi no 66-1005 du 28 décembre 1966 sur l’élevage ;
Vu le
décret no 99-556 du 2 juillet 1999 portant création et organisation de l’établissement
public Les Haras nationaux, et en particulier son article 2 ;
Le Conseil
d’Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète
:
Art.
1er. - Les articles 1er à 15 du décret no 76-352 du 15 avril 1976 susvisé
sont remplacés par les dispositions suivantes :
«
TITRE Ier
«
IDENTIFICATION DES EQUIDES
« Art.
1er. - Tout équidé sevré doit être identifié, accompagné d’un document d’identification
conforme à la réglementation communautaire, et être immatriculé auprès du
fichier central zootechnique mentionné à l’article 3 du présent décret.
« Le
ministre de l’agriculture fixe par arrêté les modalités d’identification des
équidés.
« Pour
les équidés nés en France, l’identification doit être réalisée avant sevrage
et au plus tard le 31 décembre de leur année de naissance par une personne
habilitée à cet effet par le ministre de l’agriculture. Les documents d’identification
sont émis par l’établissement public Les Haras nationaux. Ils doivent être
conformes aux modèles fixés par arrêté du ministre de l’agriculture.
« Pour
les animaux introduits ou importés, la demande d’immatriculation doit être
déposée auprès de l’établissement public Les Haras nationaux. A cette occasion,
les documents émis par les autorités étrangères pour des équidés nés hors
de France sont validés ou remplacés, le cas échéant, par l’établissement public
Les Haras nationaux dans des conditions fixées par arrêté du ministre de l’agriculture.
« Art.
2. - L’établissement public Les Haras nationaux gère l’identification et assure
l’enregistrement zootechnique des équidés. A cette fin, il établit pour chaque
équidé né en France un document d’identification et une carte d’immatriculation.
« Il
est attribué à chaque équidé un numéro matricule. Ce numéro matricule est
unique et ne peut être réattribué.
« Un
nom peut être attribué à un équidé. Dans ce cas, il peut être modifié dans
des conditions déterminées par arrêté du ministre de l’agriculture.
« Le
document d’identification doit porter le numéro matricule et, le cas échéant,
le nom de l’équidé. Dans des conditions fixées par arrêté du ministre de l’agriculture,
le document d’identification constitue également un certificat d’origine et
un passeport, un livret sanitaire et zootechnique, et, le cas échéant, un
certificat d’inscription à un livre généalogique. Ce document doit accompagner
l’équidé lors de tout déplacement hors de son lieu de stationnement. Nul ne
peut détenir ce document s’il n’est pas détenteur de l’équidé.
« La
carte d’immatriculation, outre le numéro matricule et, le cas échéant, le
nom de l’équidé, indique l’identité du propriétaire déclaré et enregistré
au fichier central. Elle est utilisée pour déclarer les changements de propriétaire.
Pour certaines races déterminées par le ministre de l’agriculture, le document
d’identification et la carte d’immatriculation sont regroupés dans un document
unique qui enregistre les propriétaires successifs.
« Un
arrêté du ministre de l’agriculture fixe les conditions dans lesquelles sont
réalisés les documents ci-dessus mentionnés.
« Art.
3. - L’établissement public Les Haras nationaux établit et gère le fichier
central zootechnique des équidés.
« Il
délivre aux organismes agréés au sens du 5o de l’article 11 du présent décret
les informations nécessaires à l’accomplissement de la mission pour laquelle
ils ont été agréés.
« Des
arrêtés du ministre de l’agriculture fixent les modalités d’organisation et
de fonctionnement de ce fichier ainsi que les conditions dans lesquelles les
informations nécessaires à l’amélioration génétique des équidés sont transmises
au fichier central par les organismes agréés.
« Art.
4. - Est qualifié de naisseur le propriétaire de la poulinière qui met bas,
sauf convention contraire déposée au fichier central. Le naisseur peut être
une personne physique ou morale.
« Le
naisseur est enregistré au fichier central au vu de sa déclaration faite sur
l’honneur au moment du poulinage.
« La
carte d’immatriculation et le document d’identification sont délivrés au naisseur
lorsque l’identification est réalisée avant sevrage. Sauf convention contraire
déposée au fichier central, le naisseur est enregistré comme propriétaire
du poulain à la naissance. En cas de copropriété, le nom et les parts des
naisseurs sont indiqués sur la déclaration. La carte d’immatriculation et
le document d’identification peuvent toutefois être délivrés directement à
l’éventuel acquéreur du produit au vu de la convention passée à cet effet
entre le naisseur et l’acquéreur.
« Lorsque
l’identification est réalisée après sevrage, la carte d’immatriculation et
le document d’identification sont délivrés au propriétaire de l’équidé identifié
au vu d’une déclaration sur l’honneur.
« Avant
de porter les origines d’un équidé sur le document d’identification ou sur
la carte d’immatriculation, l’établissement public Les Haras nationaux peut
exiger un contrôle de filiation par l’analyse des groupes sanguins, le typage
ADN ou toute autre technique.
« Le
ministre de l’agriculture fixe par arrêté les cas et les conditions dans lesquels
ce contrôle est obligatoire. Si la filiation revendiquée n’est pas compatible
avec les résultats du contrôle, aucune origine ni mention de race ne sont
portées sur le document d’identification.
« Art.
5. - Au sens du présent décret, on entend par détenteur toute personne physique
ou morale responsable d’un équidé à titre permanent ou temporaire, y compris
durant le transport ou sur un marché ou à l’occasion d’une manifestation sportive
ou culturelle.
« Tout
détenteur doit s’assurer que l’équidé est identifié avant de le prendre en
charge ou faire procéder, en accord avec le propriétaire, à son identification
avant son sevrage et en tout état de cause avant sa mise en circulation ou
son transport.
« Art.
6. - I. - L’identification des équidés est assurée par la description de leurs
marques naturelles incluant éventuellement l’hémotype et le typage ADN.
« Peuvent
s’y ajouter, sans s’y substituer, des marques acquises ainsi que des éléments
complémentaires tels que le tatouage ou la pose d’un transpondeur électronique
dont le ministre de l’agriculture peut rendre l’emploi obligatoire par arrêté.
« Le
ministre de l’agriculture agrée par arrêté les techniques d’identification
et les modalités de leur mise en oeuvre.
« Seuls
les personnels qualifiés de l’établissement public Les Haras nationaux, les
techniciens des organismes agréés à cet effet et les vétérinaires peuvent
être habilités par le ministre de l’agriculture à procéder à l’identification
des équidés.
« Le
ministre de l’agriculture fixe par arrêté les conditions de ces habilitations,
et en particulier les qualifications requises, ainsi que celles de leur suspension
ou de leur retrait éventuels.
« II.
- Les indications permettant d’identifier les équidés et de connaître le nom
et l’adresse de leur propriétaire sont portées au fichier central mentionné
à l’article 3. Peuvent y être ajoutées des informations relatives au détenteur
et au lieu de stationnement des équidés.
« N’ont
accès au nom et à l’adresse des propriétaires d’équidés que le gestionnaire
du fichier ainsi que, aux seules fins de recherche d’un équidé par son numéro
d’identification, en cas d’urgence ou dans les cas de vol ou de divagation,
les fonctionnaires de police et les gendarmes ayant la qualité d’officier
de police judiciaire, ainsi que les agents assermentés des services vétérinaires
et les vétérinaires praticiens titulaires du mandat sanitaire, dans le cadre
de leurs missions sanitaires et de protection animale.
« Art.
7. - Le contrôle de l’identification d’un équidé est effectué par la vérification
de ses marques naturelles et, le cas échéant, des éléments complémentaires
visés au deuxième alinéa du I de l’article 6. Ces caractéristiques doivent
correspondre au document accompagnant l’équidé. Le cas échéant, un contrôle
d’hémotype ou de typage ADN peut être effectué.
« Art.
8. - I. - Toute personne procédant à l’identification d’un équidé est tenue
:
« a)
De délivrer immédiatement à son propriétaire une attestation provisoire d’identification,
valable trois mois ;
« b)
D’adresser dans les huit jours le formulaire d’identification au gestionnaire
du fichier central qui établit les documents d’identification définitifs et
les envoie au propriétaire de l’équidé dans les deux mois suivant réception.
« II.
- Le vendeur ou le donateur d’un équidé est tenu de délivrer sans délai au
nouveau propriétaire le document d’identification et la carte d’immatriculation
de l’équidé, après l’avoir endossée. Il n’est pas tenu de délivrer la carte
d’immatriculation si le paiement intégral du prix n’a pas été effectué.
« III.
- Le nouveau propriétaire est tenu d’envoyer au gestionnaire du fichier central,
dans les huit jours suivant la date où elle lui est remise, la carte d’immatriculation
endossée par le cédant.
« IV.
- Tout changement d’adresse du propriétaire doit être signalé dans les deux
mois par celui-ci au gestionnaire du fichier central.
« V.
- En cas de mort de l’équidé, le document d’identification et la carte d’immatriculation
doivent être transmis au gestionnaire du fichier central.
« a)
Lors de l’entrée d’un équidé à l’abattoir, le document d’identification et
la carte d’immatriculation ou, le cas échéant, l’attestation provisoire d’identification
doivent être remis à l’exploitant ou au gestionnaire de l’abattoir. Celui-ci
doit, avant l’abattage, s’assurer que le document correspond aux caractéristiques
de l’équidé ou à son numéro de transpondeur électronique. Il transmet le document,
en signalant les anomalies éventuelles, à l’agent assurant les fonctions d’inspection
sanitaire mentionnées à l’article L. 231-2 du code rural ou à son représentant.
Le document est ensuite transmis par l’inspection sanitaire au gestionnaire
du fichier central.
« b)
Ces dispositions ne sont pas applicables aux équidés destinés directement
à l’abattoir en vue d’un abattage immédiat, introduits sur le territoire métropolitain
et les départements d’outre-mer dans le cadre des échanges intracommunautaires,
ou importés de pays tiers, s’ils sont accompagnés des documents et certificats
sanitaires conformes à la réglementation communautaire.
« c)
En cas d’enlèvement d’un cadavre en dehors d’un abattoir, le document d’identification
et la carte d’immatriculation ou, le cas échéant, l’attestation provisoire
d’identification sont remis à la personne en charge de l’exécution du service
public de l’équarrissage, laquelle transmet le document, en signalant les
anomalies éventuelles, au préfet du département dans lequel l’établissement
est situé. Le document est transmis par le préfet au gestionnaire du fichier
central. Le cas échéant, la personne en charge de l’exécution du service public
de l’équarrissage signale au préfet l’absence de document d’identification.
« Art.
9. - Les frais d’identification, d’immatriculation et de contrôle de filiation
sont à la charge du propriétaire de l’équidé concerné. Après transfert de
propriété, les frais de délivrance de la nouvelle carte d’immatriculation
sont à la charge du nouveau propriétaire.
« Art.
10. - Est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 3e
classe :
« 1.
Le fait de procéder à l’identification d’un équidé sans être habilité à cet
effet ;
« 2.
Le fait de céder à titre onéreux ou gratuit un équidé jusqu’alors non identifié,
sans avoir fait procéder au préalable à son identification ;
« 3.
Le fait de vendre ou de donner un équidé sans avoir délivré immédiatement
au nouveau propriétaire le document d’identification ou, dès le paiement intégral,
la carte d’immatriculation régulièrement endossée ;
« 4.
Le fait pour tout nouveau propriétaire d’équidé de ne pas avoir adressé au
gestionnaire du fichier central, dans les huit jours suivant la mutation,
la carte d’immatriculation endossée par le cédant ;
« 5.
Le fait pour un propriétaire ou détenteur d’équidé d’en avoir fait enlever
le cadavre sans remettre à la personne en charge du service public de l’équarrissage
le document d’accompagnement et la carte d’immatriculation ;
« 6.
Le fait pour tout propriétaire ou détenteur d’équidé présenté à l’abattoir
de ne pas avoir remis à l’exploitant ou au gestionnaire de l’abattoir, lorsqu’il
est exigible, le document d’identification de l’équidé ou son attestation
d’identification ;
« 7.
Le fait pour tout exploitant ou gestionnaire d’abattoir d’abattre un équidé
non identifié, sauf dans le cas prévu au b du V de l’article 8 du présent
décret ;
« 8.
Le fait de détenir un équidé sevré non identifié ;
« 9.
Le fait de faire attribuer une nouvelle identité à un équidé déjà identifié
et immatriculé au fichier central ;
« 10.
Le fait de retenir le document d’accompagnement d’un équidé ;
« 11.
Le fait pour tout détenteur de faire circuler un équidé non identifié ;
« 12.
Le fait pour tout détenteur de ne pas tenir et mettre à jour le registre mentionné
à l’article L. 234-1 du code rural ;
« 13.
Le fait pour toute personne en charge de l’exécution du service public de
l’équarrissage de ne pas avoir respecté ses obligations prévues au c du V
de l’article 8 du présent décret.
«
TITRE II
«
AMELIORATION GENETIQUE DES EQUIDES
« Art.
11. - Le ministre de l’agriculture encourage les actions d’amélioration génétique
relatives aux équidés, définit les conditions de diffusion des informations
scientifiques relatives à la valeur génétique des animaux et, par arrêté :
« 1o
Détermine les races reconnues en France ;
« 2o
Fixe les conditions dans lesquelles il est procédé à l’enregistrement de l’ascendance,
des caractéristiques et performances zootechniques ;
« 3o
Définit les appellations ou qualifications en fonction des divers croisements
possibles ;
« 4o
Fixe les conditions auxquelles doivent satisfaire les animaux pour être agréés
comme reproducteurs ;
« 5o
Agrée les organismes habilités à intervenir dans la sélection et l’amélioration
génétique, fixe les conditions de leur fonctionnement, les missions pour lesquelles
vaut l’agrément et en assure le contrôle.
« Art.
12. - Le ministre de l’agriculture fixe par arrêté la liste des stud-books
des races d’équidés et des registres généalogiques ainsi que leur éventuel
regroupement en livres généalogiques.
« Le
ministre de l’agriculture fixe par arrêté les conditions générales de tenues
des livres généalogiques et celles des studs-books et registres généalogiques
qui les composent éventuellement.
« Pour
chaque race, le ministre de l’agriculture approuve par arrêté un règlement
de stud-book qui fixe les conditions d’inscription au stud-book ainsi que
les conditions spécifiques d’agrément des reproducteurs pour que leurs produits
puissent être inscrits dans le stud-book.
« Art.
13. - Pour chaque race, est créée une commission de stud-book. Elle est présidée
par le représentant de l’organisme agréé pour assurer l’orientation et l’amélioration
génétique de la race concernée. Elle est composée de représentants de l’administration
et de représentants des éleveurs et utilisateurs désignés par l’organisme
agréé. Ces derniers constituent la majorité de ces commissions dont la composition
détaillée est fixée par le règlement de stud-book.
« La
commission de stud-book détermine la politique d’amélioration génétique et
de sélection de la race, propose les modifications du règlement de stud-book
et se prononce sur les cas particuliers d’application de ce règlement aux
équidés relevant de la race concernée.
« Le
secrétariat des commissions de stud-book est assuré par l’établissement public
Les Haras nationaux.
« Art.
14. - Pour chaque livre généalogique est constituée, par arrêté du ministre
de l’agriculture, une commission du livre généalogique présidée par le ministre
de l’agriculture ou son représentant et comprenant des représentants de chacune
des commissions de stud-books figurant dans le livre généalogique. Le secrétariat
de cette commission est assuré par l’établissement public Les Haras nationaux.
« La
commission du livre généalogique peut être consultée sur tout sujet relatif
à l’amélioration génétique des équidés. Elle est consultée sur toute modification
d’un règlement de stud-book figurant dans ce livre généalogique.
« Art.
15. - L’établissement public Les Haras nationaux assure la tenue matérielle
des fichiers généalogiques selon les dispositions figurant dans les règlements
de stud-book ainsi que l’inscription dans les registres généalogiques et stud-books.
Il est chargé de l’application des règlements de stud-books et assure l’exécution
des décisions individuelles des commissions de stud-books. Il certifie la
filiation des animaux et leur inscription dans un stud-book ou registre généalogique.
»
Art.
2. - Les propriétaires d’équidés qui, à la date d’entrée en vigueur du présent
décret, n’étaient pas soumis à l’obligation d’identification ont l’obligation
d’y procéder avant le 31 décembre 2002.
Art.
3. - Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, la garde des
sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’intérieur, le ministre de
la défense et le ministre de l’agriculture et de la pêche sont chargés, chacun
en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au
Journal officiel de la République française.
Fait
à Paris, le 5 octobre 2001.
Lionel
Jospin
Par
le Premier ministre :
Le ministre
de l’agriculture et de la pêche,
Jean
Glavany
Le
ministre de l’économie,
des
finances et de l’industrie,
Laurent
Fabius
La garde
des sceaux, ministre de la justice,
Marylise
Lebranchu
Le
ministre de l’intérieur,
Daniel
Vaillant
Le ministre
de la défense,
Alain
Richard